Tu sais
Tu sais, j'aurai voulu dire le contraire mais je ne peux pas, ce que je ressent est trop fort, trop insistant pour passer outre et t'ignorer. Au fond, même si j'avais pu je ne l'aurai pas fait, je ne me complaisait que trop dans ce bain de sentiments legers, doux et finalement reconfortants à leur manière.
Tu sais, je suis faible, je marche la tête haute mais au fond de moi je pleure, je crie victime du regard des autres, regard qui juge, qui jauge et finalement qui accepte ou dénigre. Le tien en fait parti et c'est celui qui m'importe le plus, qui pèse sur mon ame et me blesse.
Tu sais, je n'en ai pas parlé à mes amis de tout ces sentiments qui m'envahisse jour aprés jour.
Ils ne comprendraient pas, je ne me comprend pas moi même. Moi qui étais la voix de la sagesse pour tous, aujourd'hui je fais des choses qui ne me ressemble pas par amour.
Tu sais, à l'heure ou je t'écris, tout le monde dors, je t'imagine emmêlé dans tes draps, tes beaux cheveux blonds étalés sur ton oreiller une mèche barrant ton frond. J'imagine que tu n'es pas seul, tu n'es jamais seul, une de tes poupées décoloré doit rêvé à tes cotés, tandis que moi je rêve de toi.
Tu sais, de là où je t'écris, j'ai l'impression de dominer le monde. Je suis si haut que je peux imaginer toucher les étoiles du bout des doigts. Mes pieds se balancent au dessus du vide et je regarde le sol qui m'attire indeniablement vers la mort, ma delivrance.
Tu sais, dés le premier regard j'ai su que tu allais jouer un rôle important dans ma vie. Tu étais droit, fier et le regard que tu m'as lancé n'était pas encrore remplit de degoût et de haine comme maintenant, il était curieux, doux et captivant. C'est à partir de là que je t'ai aimé.
Tu sais, j'ai toujours étais heureuse, des parents aimants, des amis attentifs, et des bons résultats scolaires. Mais à l'instant où j'ai croisé ton regard, un gouffre s'est formé dans mon coeur, je n'avais jamais ressentit ça auparavant. Ce gouffre, ni mes parents, ni mes amis, ni mes études ne pouvais le combler. Personne, sauf toi.
Tu sais, je suis sûre que tu ne répondras pas à cette lettre, cette complainte qui vient du plus profond de mon coeur pour toi. Je le sais, et j'ai mal, J'aai mal de toi, de moi, de ce nous qui ne sera jamais, faute de tout ce qui sépare et que voudras jamais affronter, pour ça je te hais.
Tu sais, je vais enfin te le dire sans me defiler et tu pourras te moquer de moi et me tuer à petit feu comme tous les jours depuis 6 ans. Tu m'obsède, me hante, me fascine et je te veux à moi, pour moi, je veux que tu m'aime, que tu me désir. Je veux être a toi, je veux être toi.
Tu sais, Je t'aime.